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Crédit immobilier : taux d’octobre, conditions, étapes et conseils pour financer votre achat au meilleur coût

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Acheter un logement est, pour la plupart des ménages, l’engagement financier le plus important d’une vie. Le crédit immobilier qui l’accompagne court sur 15, 20 ou 25 ans. Ses conditions (taux, assurance, garanties, frais) peuvent faire varier le coût total de plusieurs dizaines de milliers d’euros. Bien préparer son financement est donc aussi important que bien choisir son bien.

L’automne 2026 marque un tournant. Après une longue période de stabilité, les taux immobiliers repartent à la hausse, sous l’effet du relèvement des taux directeurs de la Banque centrale européenne et de la progression des taux d’emprunt de l’État. Dans ce contexte, comparer les offres, soigner son dossier et comprendre les règles du jeu devient encore plus utile.

Ce guide fait le point sur le crédit immobilier en 2026 :

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  • les taux du moment et les règles d’octroi ;
  • les différents types de prêts et les aides disponibles ;
  • les frais à prévoir et le déroulé d’un achat ;
  • des exemples chiffrés de mensualités ;
  • les erreurs qui coûtent le plus cher.

L’objectif est de vous donner les repères nécessaires pour aborder votre projet sereinement. Toute offre de prêt reste soumise à l’étude de votre dossier par l’établissement prêteur.


Les taux du crédit immobilier en octobre 2026

Un marché qui repart à la hausse

À la rentrée 2026, plusieurs facteurs ont poussé les taux immobiliers vers le haut :

  • la Banque centrale européenne a relevé ses trois taux directeurs de 0,25 point le 10 septembre ;
  • le rendement de l’OAT 10 ans, taux auquel l’État français emprunte et qui sert de référence aux banques, a dépassé 4 % ;
  • les banques ont répercuté cette hausse sur leurs barèmes, avec quelques semaines de décalage.

Les courtiers observent en octobre des taux moyens en progression par rapport à l’été, et l’écart entre les meilleurs profils et les dossiers plus fragiles se creuse.

DuréeMeilleurs profilsTaux moyen observéTaux d’usure (TAEG maximal)
Moins de 10 ans——4,09 %
15 ans≈ 2,9 % à 3,1 %≈ 3,35 % à 3,50 %4,68 %
20 ans≈ 3,0 % à 3,2 %≈ 3,50 % à 3,66 %5,40 %
25 ans≈ 3,3 %≈ 3,60 % à 3,75 %5,40 %

Fourchettes observées par plusieurs courtiers début octobre 2026, hors assurance. Plafonds : Banque de France, applicables du 1er octobre au 31 décembre 2026. Les taux à taux variable et les prêts relais ont leurs propres plafonds.

Ce qui fait varier votre taux

Le taux affiché dans les baromètres est un repère. Celui qui vous sera proposé dépend de nombreux facteurs :

  • La durée du prêt : plus elle est courte, plus le taux est généralement bas.
  • Votre profil : stabilité et niveau des revenus, profession, gestion de compte, épargne.
  • L’apport personnel : un apport important réduit le risque pour la banque.
  • Le montant emprunté : les petits montants obtiennent parfois des taux moins favorables.
  • La région : les banques régionales et mutualistes ajustent leurs barèmes selon leurs objectifs locaux.
  • La politique commerciale du moment : une banque qui cherche à gagner des clients sera plus compétitive.
  • La domiciliation des revenus et la souscription d’autres produits, que certaines banques demandent en contrepartie d’un meilleur taux.

Le taux d’usure : un plafond à ne pas négliger

Le taux d’usure est le TAEG maximal légal. Il est fixé chaque trimestre par la Banque de France. Le TAEG inclut le taux d’intérêt, l’assurance emprunteur, les frais de dossier et les frais de garantie. Pour les emprunteurs âgés ou présentant un risque de santé, une assurance coûteuse peut faire dépasser ce plafond, même avec un bon taux nominal. Le dossier est alors bloqué tant que le coût total n’est pas réduit, par exemple grâce à une délégation d’assurance.


Les règles d’octroi : ce que les banques doivent respecter

Depuis 2022, une décision du Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) encadre l’octroi des crédits immobiliers. Elle s’impose à toutes les banques.

Un taux d’effort maximal de 35 %

Les mensualités de l’ensemble de vos crédits, assurance comprise, ne doivent pas dépasser 35 % de vos revenus nets avant impôt. Ce ratio, appelé taux d’effort ou taux d’endettement, est le premier critère examiné.

Une durée maximale de 25 ans

La durée d’un crédit immobilier ne peut pas dépasser 25 ans. Elle peut atteindre 27 ans pour un achat dans le neuf ou dans l’ancien avec d’importants travaux, lorsque le remboursement est différé pendant la construction ou les travaux.

Une marge de dérogation limitée

Les banques peuvent déroger à ces règles pour une partie limitée de leur production de crédits. Cette marge est utilisée en priorité pour l’achat de la résidence principale et pour les primo-accédants. En pratique, elle profite surtout aux dossiers qui présentent un reste à vivre élevé, un patrimoine ou des revenus en forte progression.

Le reste à vivre et la qualité du dossier

Au-delà des règles du HCSF, les banques examinent :

  • le reste à vivre, c’est-à-dire la somme disponible chaque mois une fois toutes les charges fixes payées ;
  • le saut de charge, soit la différence entre votre loyer actuel et votre future mensualité ;
  • la tenue de vos comptes ;
  • votre capacité à épargner.

Les différents types de prêts immobiliers

Le prêt amortissable à taux fixe

C’est la formule choisie par l’immense majorité des emprunteurs en France. Le taux est fixé à la signature et ne change pas jusqu’à la fin du prêt. Les mensualités sont constantes : chacune rembourse une part d’intérêts, élevée au début, et une part de capital, qui augmente progressivement. Son principal avantage est la sécurité : votre mensualité ne bouge pas, même si les taux du marché augmentent.

Le prêt à taux variable ou révisable

Le taux évolue selon un indice de référence, généralement l’Euribor. Pour limiter le risque, la plupart des offres sont capées : le taux ne peut pas augmenter au-delà d’un certain plafond. Ce type de prêt peut être intéressant lorsqu’on anticipe une baisse des taux ou qu’on prévoit de revendre ou de rembourser rapidement. Il comporte cependant un risque réel de hausse des mensualités, et il est rarement proposé aux particuliers dans le contexte actuel.

Le prêt relais

Il permet de financer l’achat d’un nouveau logement avant d’avoir vendu l’ancien. La banque avance une partie de la valeur estimée du bien à vendre, généralement entre 50 % et 80 %, pour une durée d’un à deux ans. Il est remboursé en une fois lors de la vente. Son coût et son risque sont à évaluer attentivement : si la vente tarde ou se fait à un prix inférieur à l’estimation, la situation peut devenir délicate. Son plafond d’usure est spécifique, à 6,49 % au quatrième trimestre 2026.

Le prêt in fine

Les intérêts sont payés chaque mois, mais le capital est remboursé en une seule fois à la fin du prêt, souvent grâce à un placement nanti au profit de la banque. Ce montage est surtout utilisé par des investisseurs patrimoniaux, dans une logique fiscale. Il est rarement adapté à l’achat d’une résidence principale.

Le prêt modulable

Il s’agit d’un prêt à taux fixe qui permet, sous conditions prévues au contrat, d’augmenter ou de réduire les mensualités, ou de suspendre temporairement le remboursement. Cette souplesse est appréciable en cas d’évolution des revenus.


Les aides et prêts complémentaires

Plusieurs dispositifs peuvent compléter le prêt principal et réduire le coût global du financement.

Le prêt à taux zéro (PTZ)

Le PTZ est un prêt sans intérêts, destiné aux primo-accédants qui achètent leur résidence principale, sous conditions de ressources. Il finance une partie de l’achat, en complément d’un prêt principal. Son montant dépend :

  • de la zone géographique du logement ;
  • de la composition du foyer ;
  • des revenus ;
  • du type de logement : neuf ou ancien avec travaux, selon les zones.

Les règles du PTZ ont évolué ces dernières années, avec un élargissement des logements et des zones éligibles. Le dispositif est prévu jusqu’à fin 2027. Vérifiez les conditions en vigueur à la date de votre projet auprès de votre banque ou des sources officielles.

Le prêt Action Logement

Les salariés des entreprises du secteur privé de 10 salariés et plus peuvent, sous conditions, bénéficier d’un prêt à taux réduit d’Action Logement pour l’achat de leur résidence principale. Le montant est plafonné et l’enveloppe annuelle est limitée.

Le prêt d’épargne logement (PEL)

Un plan d’épargne logement ouvre droit, sous conditions, à un prêt complémentaire à un taux fixé lors de l’ouverture du plan. Son intérêt dépend du taux associé au plan et des taux du marché au moment de l’achat.

Les prêts des collectivités et des employeurs publics

Certaines collectivités locales et certains employeurs publics proposent des prêts aidés ou des aides à l’accession. Renseignez-vous auprès de votre mairie, de votre département ou de votre employeur.

L’éco-PTZ pour les travaux

Si l’achat s’accompagne de travaux de rénovation énergétique, l’éco-prêt à taux zéro permet de financer jusqu’à 50 000 € sans intérêts, sous conditions, et sans condition de ressources. Il peut être demandé en même temps que le prêt d’acquisition.


Les garanties du prêt immobilier

La banque exige une garantie pour se protéger en cas de défaut de remboursement. Trois formules principales existent.

GarantiePrincipeCoût indicatifPoints à retenir
Caution par un organisme spécialiséUn organisme se porte garant du prêtEnviron 1 % à 1,5 % du montant empruntéUne partie peut être restituée à la fin du prêt. Pas de mainlevée à payer en cas de revente.
HypothèqueLe bien sert de garantie, inscription chez le notaireEnviron 1,5 % à 2 % du montant empruntéFrais de mainlevée en cas de revente avant la fin du prêt
Hypothèque légale spéciale du prêteur de deniersGarantie réservée à l’achat d’un bien existantMoins chère qu’une hypothèque conventionnelleNe concerne que la partie du prix financée par le prêt

Ordres de grandeur indicatifs. Le coût exact dépend du montant emprunté, de l’organisme et du notaire.

Le choix de la garantie dépend souvent de la banque et de votre profil. En cas de revente anticipée, très fréquente au cours de la vie d’un prêt, la caution évite les frais de mainlevée d’hypothèque.


L’assurance emprunteur

L’assurance emprunteur couvre le remboursement du prêt en cas de décès, d’invalidité ou d’incapacité de travail. Elle est exigée par les banques pour un crédit immobilier. Elle peut représenter une part importante du coût total du crédit.

Les règles essentielles à connaître en 2026 :

  • Vous êtes libre de choisir votre assureur, au moment de la souscription comme en cours de prêt, à condition de présenter des garanties au moins équivalentes à celles exigées par la banque.
  • Vous pouvez changer d’assurance à tout moment, sans frais, depuis la loi Lemoine de 2022.
  • Le questionnaire de santé est supprimé lorsque la part assurée ne dépasse pas 200 000 € par personne et que le prêt prend fin avant le 60e anniversaire de l’emprunteur.
  • Le coût de l’assurance est inclus dans le taux d’effort de 35 % et dans le TAEG.

Pour un emprunteur jeune et en bonne santé, une délégation d’assurance peut coûter deux à trois fois moins cher que le contrat groupe de la banque. Sur 20 ans, l’économie atteint plusieurs milliers d’euros.


Les frais à prévoir en plus du prix du bien

Le prix du bien n’est qu’une partie du budget. Plusieurs frais s’ajoutent, et les banques demandent généralement qu’ils soient couverts par l’apport personnel.

Les frais de notaire

Ils se composent principalement de droits et taxes reversés à l’État et aux collectivités, et d’une part limitée revenant au notaire. À titre indicatif, comptez :

  • environ 7 % à 8 % du prix dans l’ancien ;
  • environ 2 % à 3 % dans le neuf.

Les frais de garantie

Ils représentent généralement 1 % à 2 % du montant emprunté, selon la garantie choisie.

Les frais de dossier bancaire

Ils varient selon les banques, souvent de quelques centaines d’euros à environ 1 % du montant emprunté. Ils sont souvent négociables.

Les frais d’intermédiaire

Si vous passez par un courtier, ses honoraires s’ajoutent. La loi interdit d’exiger le moindre versement avant l’obtention effective du prêt.

Les autres dépenses à anticiper

Pensez aussi :

  • au déménagement ;
  • aux éventuels travaux et à l’ameublement ;
  • à la taxe foncière, qui sera à votre charge chaque année ;
  • aux charges de copropriété, le cas échéant ;
  • à l’assurance habitation.

Exemples chiffrés de mensualités

Les simulations ci-dessous sont des calculs à taux fixe, hors assurance emprunteur et frais de garantie, qui augmentent la mensualité réelle et le TAEG. Elles reposent sur des taux cohérents avec les repères d’octobre 2026 et ne constituent pas une offre de crédit.

Mensualités selon le montant et la durée

Montant empruntéDuréeTaux nominalMensualité hors assuranceCoût total des intérêts
150 000 €15 ans3,35 %1 061,31 €≈ 41 036 €
200 000 €20 ans3,50 %1 159,92 €≈ 78 381 €
250 000 €20 ans3,50 %1 449,90 €≈ 97 976 €
250 000 €25 ans3,60 %1 265,01 €≈ 129 502 €
300 000 €20 ans3,50 %1 739,88 €≈ 117 571 €

Lecture. Pour 250 000 € empruntés, passer de 20 à 25 ans réduit la mensualité d’environ 185 €. Le coût des intérêts augmente en revanche d’environ 31 500 €. Une durée longue facilite l’accès au crédit, mais elle a un prix.

L’impact de quelques dixièmes de point de taux

Pour un prêt de 200 000 € sur 20 ans :

Taux nominalMensualité hors assuranceCoût total des intérêtsÉcart par rapport au taux moyen
3,20 % (très bon profil)1 129,33 €≈ 71 038 €≈ − 7 343 €
3,50 % (taux moyen)1 159,92 €≈ 78 381 €—
3,80 % (profil moins favorable)1 190,99 €≈ 85 837 €≈ + 7 456 €

Lecture. Entre un très bon dossier et un dossier plus fragile, l’écart dépasse 14 000 € d’intérêts sur la durée du prêt, pour le même montant emprunté. C’est tout l’intérêt de soigner son dossier et de mettre plusieurs banques en concurrence.

Exemple de budget global

Un couple achète un appartement ancien à 220 000 €.

PosteMontant
Prix du bien220 000 €
Frais de notaire (≈ 7,5 %)≈ 16 500 €
Frais de garantie et de dossier≈ 3 500 €
Coût total du projet≈ 240 000 €
Apport personnel40 000 €
Montant à emprunter≈ 200 000 €

Sur 20 ans au taux nominal de 3,50 %, la mensualité hors assurance est de 1 159,92 €. Avec une assurance emprunteur, elle se situe généralement entre 1 200 € et 1 260 € selon le contrat choisi. Pour respecter le taux d’effort de 35 %, le couple doit percevoir au minimum environ 3 450 € à 3 600 € de revenus nets mensuels, sans autre crédit en cours.


Les profils les plus souvent financés

Les banques ne publient pas leurs grilles d’acceptation. Les critères qu’elles examinent sont toutefois bien connus. Les profils ci-dessous obtiennent le plus facilement un financement, sans que cela constitue une garantie : chaque dossier est étudié individuellement.

  • Les salariés en CDI hors période d’essai et les fonctionnaires titulaires, dont les revenus sont stables et prévisibles.
  • Les couples qui empruntent à deux, avec des revenus cumulés et une meilleure capacité à absorber un imprévu.
  • Les emprunteurs qui disposent d’un apport couvrant au moins les frais de notaire et de garantie.
  • Les ménages qui épargnent régulièrement, signe d’une bonne gestion budgétaire.
  • Les profils dont le saut de charge est faible, parce que la future mensualité est proche du loyer actuel.
  • Les indépendants installés depuis plusieurs années, capables de présenter deux ou trois bilans réguliers.
  • Les primo-accédants, pour lesquels une partie de la marge de dérogation des banques est réservée.

Les étapes d’un achat immobilier financé à crédit

  1. Estimer votre capacité d’emprunt à partir de vos revenus, de vos charges et des taux du moment. Ajoutez votre apport pour connaître votre budget total.
  2. Obtenir un accord de principe, auprès de votre banque ou d’un courtier. Il renforce votre position auprès des vendeurs.
  3. Trouver le bien et signer l’avant-contrat : compromis ou promesse de vente. Il doit comporter une condition suspensive d’obtention de prêt, qui précise le montant, la durée et le taux maximal recherchés. Si le prêt n’est pas obtenu dans ces conditions, la vente est annulée et les sommes versées vous sont restituées.
  4. Déposer les demandes de prêt auprès de plusieurs banques, avec un dossier complet.
  5. Comparer les propositions sur la base du TAEG, du coût total, de l’assurance, des garanties, des frais et des conditions de remboursement anticipé.
  6. Recevoir l’offre de prêt. Vous disposez d’un délai de réflexion de 10 jours : l’offre ne peut être acceptée qu’à partir du onzième jour suivant sa réception.
  7. Accepter l’offre, puis transmettre les éléments au notaire.
  8. Signer l’acte authentique chez le notaire. Les fonds sont débloqués et vous devenez propriétaire.

Entre la signature de l’avant-contrat et celle de l’acte authentique, comptez généralement deux à trois mois. Obtenir un crédit immobilier en quelques jours est donc matériellement impossible.


Mythes et réalités sur le crédit immobilier

Mythe : « Toutes les banques proposent à peu près le même taux. »
Réalité : l’écart entre deux banques peut dépasser plusieurs dixièmes de point, et l’écart entre un très bon dossier et un dossier moyen approche parfois un point en octobre 2026.

Mythe : « Il faut forcément passer par sa propre banque. »
Réalité : vous pouvez emprunter auprès de n’importe quelle banque. Mettre plusieurs établissements en concurrence est souvent le meilleur moyen d’obtenir de bonnes conditions.

Mythe : « L’assurance de la banque est obligatoire. »
Réalité : vous pouvez choisir une assurance externe à garanties équivalentes, au moment de la souscription comme en cours de prêt.

Mythe : « Sans apport, impossible d’emprunter. »
Réalité : c’est plus difficile, mais pas impossible pour certains profils, notamment les jeunes actifs aux revenus élevés et en progression. Dans la majorité des banques, un apport couvrant les frais reste toutefois la norme.

Mythe : « Emprunter sur 25 ans est toujours une bonne idée. »
Réalité : une durée longue réduit la mensualité, mais elle augmente fortement le coût des intérêts. La bonne durée est la plus courte compatible avec un budget confortable.

Mythe : « Les taux vont forcément baisser, il vaut mieux attendre. »
Réalité : personne ne peut prédire l’évolution des taux. Elle dépend de la politique monétaire, de l’inflation et de la situation budgétaire. Attendre peut aussi signifier des prix immobiliers plus élevés ou une capacité d’emprunt réduite. La décision d’acheter doit d’abord reposer sur votre projet de vie et votre budget.


Les erreurs fréquentes à éviter

  • Contracter un crédit à la consommation juste avant la demande de prêt. Une mensualité supplémentaire peut réduire votre capacité d’emprunt de plusieurs dizaines de milliers d’euros.
  • Présenter des relevés de compte avec des découverts au cours des trois derniers mois.
  • Oublier la condition suspensive d’obtention de prêt dans l’avant-contrat, ou la rédiger avec des conditions irréalistes.
  • Comparer les offres sur le seul taux nominal, sans tenir compte de l’assurance, des garanties, des frais et du TAEG.
  • Accepter l’assurance de la banque sans comparer.
  • Négliger les conditions de remboursement anticipé. Une revente avant la fin du prêt est fréquente : vérifiez les indemnités prévues, plafonnées par la loi à six mois d’intérêts et 3 % du capital restant dû.
  • Utiliser la totalité de son épargne pour l’apport. Gardez une épargne de précaution pour les imprévus après l’achat.
  • Sous-estimer les frais annexes : notaire, garantie, déménagement, travaux, taxe foncière.

Conseils pour obtenir les meilleures conditions

Préparer le dossier plusieurs mois à l’avance

  • Soignez vos relevés de compte : pas de découvert, pas de rejets de prélèvement, une épargne régulière.
  • Soldez ou évitez les crédits à la consommation avant de déposer la demande.
  • Constituez un apport, au minimum à hauteur des frais de notaire et de garantie.
  • Rassemblez vos justificatifs : pièces d’identité, justificatifs de domicile, trois derniers bulletins de salaire, deux derniers avis d’imposition, relevés bancaires des trois derniers mois, justificatif d’apport, avant-contrat de vente.

Comparer et négocier

  • Sollicitez plusieurs banques, ou passez par un courtier qui connaît les barèmes du moment.
  • Comparez l’ensemble des conditions : taux, assurance, garantie, frais de dossier, indemnités de remboursement anticipé, modularité des échéances.
  • Négociez les frais de dossier et les conditions de remboursement anticipé.
  • Présentez une délégation d’assurance dès la demande pour comparer le coût total réel.

Choisir la bonne structure de financement

  • Ajustez la durée au plus juste : la plus courte compatible avec un reste à vivre confortable.
  • Mobilisez les prêts aidés si vous y êtes éligible : PTZ, Action Logement, éco-PTZ pour les travaux.
  • Prévoyez une marge de sécurité dans votre budget mensuel.

En résumé : bien financer son achat immobilier en 2026

Le crédit immobilier reste le financement le moins cher du marché. Le contexte de l’automne 2026, marqué par une remontée des taux, rend toutefois la préparation et la comparaison plus importantes que jamais. Quelques dixièmes de point de taux, une assurance mieux choisie ou une durée mieux calibrée peuvent faire économiser des milliers, voire des dizaines de milliers d’euros.

Trois réflexes font la différence :

  • préparer un dossier solide plusieurs mois avant la demande ;
  • comparer les offres sur la base du TAEG et du coût total, assurance comprise ;
  • choisir une mensualité compatible avec un budget confortable, plutôt que d’emprunter le maximum possible.

Les taux présentés dans ce guide sont des repères de marché. Seule l’étude de votre dossier permet de connaître les conditions qui vous seront proposées.

Préparer votre crédit immobilier ? Estimez votre budget, rassemblez vos justificatifs et comparez plusieurs offres sur la base du TAEG et du coût total, assurance comprise.
Offres soumises à acceptation selon profil.


Questions fréquentes

Quel est le taux moyen d’un crédit immobilier en octobre 2026 ?
Les courtiers observent des taux moyens autour de 3,35 % à 3,50 % sur 15 ans, 3,50 % à 3,66 % sur 20 ans et 3,60 % à 3,75 % sur 25 ans, hors assurance. Les meilleurs profils obtiennent environ 3,0 % à 3,2 % sur 20 ans.

Quel est le taux d’usure pour un crédit immobilier au 4e trimestre 2026 ?
Pour un prêt à taux fixe, il est de 4,09 % sous 10 ans, 4,68 % de 10 à moins de 20 ans et 5,40 % à partir de 20 ans, du 1er octobre au 31 décembre 2026.

Combien de temps faut-il pour obtenir un crédit immobilier ?
Entre le dépôt du dossier et l’émission de l’offre, comptez généralement deux à six semaines. S’y ajoute le délai de réflexion de 10 jours avant d’accepter l’offre. Entre l’avant-contrat et l’acte authentique, le délai total est en général de deux à trois mois.

Faut-il un apport pour emprunter ?
Dans la plupart des banques, un apport couvrant au moins les frais de notaire et de garantie, soit environ 8 à 10 % du prix dans l’ancien, reste la norme. Certains profils peuvent emprunter sans apport, mais ils restent minoritaires.

Quelle est la durée maximale d’un crédit immobilier ?
25 ans, portés à 27 ans pour un achat dans le neuf ou dans l’ancien avec d’importants travaux, lorsque le remboursement est différé.

Peut-on rembourser son crédit immobilier par anticipation ?
Oui. Des indemnités peuvent être prévues au contrat, plafonnées par la loi à six mois d’intérêts sur le capital remboursé, dans la limite de 3 % du capital restant dû. Certaines situations, comme une vente liée à une mutation professionnelle, peuvent en être exonérées selon les cas prévus par la loi.


Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Offres soumises à acceptation selon profil. Les taux, montants et mensualités mentionnés sur cette page sont des repères de marché ou des exemples de calcul. Ils ne constituent pas une offre de crédit. Les conditions qui vous seront proposées dépendent de votre situation personnelle et de la politique de chaque établissement.

Ce site est un média éditorial et comparatif. Il n’est ni une banque, ni un établissement de crédit, ni un courtier, et n’accorde aucun prêt.

L’emprunteur dispose d’un délai de réflexion de dix jours avant d’accepter l’offre de prêt. La vente est subordonnée à l’obtention du prêt ; si celui-ci n’est pas obtenu, le vendeur doit rembourser les sommes versées. Aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d’un particulier avant l’obtention d’un ou plusieurs prêts d’argent.

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