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Crédit travaux : comment financer vos travaux de rénovation, comparer les solutions et cumuler les aides

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Refaire une cuisine, isoler des combles, remplacer une vieille chaudière, aménager un grenier ou rénover entièrement une maison : les projets de travaux sont parmi les plus fréquents chez les propriétaires français. Ce sont aussi parmi les plus coûteux, avec des budgets qui vont de quelques milliers à plusieurs dizaines de milliers d’euros. Rares sont les ménages qui peuvent les financer entièrement sur leur épargne sans fragiliser leur sécurité financière.

Pour financer des travaux, plusieurs solutions coexistent : le crédit travaux affecté, le prêt personnel, le prêt immobilier, l’éco-prêt à taux zéro, sans oublier les aides publiques à la rénovation énergétique. Chacune a ses règles, ses avantages et ses limites. Bien les combiner peut faire économiser plusieurs milliers d’euros d’intérêts. À l’inverse, se tromper de solution peut alourdir inutilement le coût du projet.

Ce guide présente les différentes façons de financer des travaux en 2026, les taux pratiqués et les aides disponibles. Il propose aussi des exemples chiffrés de mensualités et les erreurs qui coûtent le plus cher. L’objectif est de vous aider à construire un plan de financement solide avant de signer un devis.

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Quelles solutions pour financer des travaux ?

Avant de comparer les offres, il faut identifier la catégorie de financement adaptée à votre projet. Le montant, la nature des travaux et votre situation (propriétaire occupant, bailleur, achat en cours) orientent le choix.

SolutionMontant habituelDuréeTaux indicatif 2026Pour quels travaux
Crédit travaux affecté1 500 € à 75 000 € (jusqu’à 100 000 € à partir du 20/11/2026)12 à 120 moisEnviron 4,5 % à 7,5 %Tous travaux avec devis
Prêt personnel1 000 € à 75 000 €12 à 84 moisEnviron 5 % à 8 %Tous travaux, sans justificatif
Prêt immobilier (travaux)Au-delà de 75 000 €, ou avec un achat10 à 25 ansEnviron 3,3 % à 3,8 %Gros travaux, achat avec rénovation
Éco-prêt à taux zéro7 000 € à 50 000 €15 à 20 ans0 %Travaux de rénovation énergétique éligibles
Aides publiquesVariableSans remboursement—Rénovation énergétique, adaptation du logement

Ordres de grandeur observés en 2026. Le taux proposé dépend du montant, de la durée et du profil de l’emprunteur. Toute offre de crédit est soumise à l’étude du dossier.

La règle générale est simple. Pour des travaux de rénovation énergétique, il faut commencer par les aides et l’éco-PTZ. Pour des travaux classiques d’un montant modéré, le crédit travaux affecté est souvent le meilleur choix. Pour un projet très important ou associé à un achat immobilier, le prêt immobilier offre les taux les plus bas.


Le crédit travaux affecté

Le crédit travaux est un crédit à la consommation affecté, c’est-à-dire lié juridiquement à un projet précis. Pour l’obtenir, vous fournissez un ou plusieurs devis, et les fonds servent exclusivement à payer ces travaux.

Comment il fonctionne

Vous présentez le devis de l’artisan ou de l’entreprise. L’organisme prêteur étudie votre dossier puis émet une offre de crédit. Une fois l’offre acceptée, les fonds sont versés directement à l’entreprise ou à vous, sur présentation des factures, selon les modalités prévues au contrat. Vous remboursez ensuite par mensualités fixes, à taux fixe, sur la durée convenue.

Ses avantages

  • Un taux souvent plus bas qu’un prêt personnel, parce que le prêteur connaît l’usage exact des fonds.
  • Une protection juridique. Si les travaux ne sont pas réalisés ou si le contrat avec l’entreprise est annulé, le crédit est lui aussi annulé. Vous ne remboursez pas un prêt pour des travaux qui n’ont pas eu lieu.
  • Un remboursement qui ne commence en principe qu’à la réalisation des travaux ou à la livraison, selon le contrat.
  • Un délai de rétractation de 14 jours après la signature de l’offre.
  • Des mensualités fixes qui facilitent la gestion du budget.

Ses limites

  • Il faut un devis précis avant de faire la demande, ce qui suppose d’avoir déjà choisi une entreprise.
  • Les fonds ne peuvent servir qu’aux travaux prévus. Si le chantier coûte moins cher que prévu, le surplus n’est pas disponible pour d’autres dépenses.
  • Les dépassements de budget ne sont pas couverts automatiquement. Il faut prévoir une marge ou un financement complémentaire.

Pour qui ?

Le crédit travaux affecté convient bien aux propriétaires qui ont un projet défini et un devis signé : rénovation de cuisine ou de salle de bains, extension, toiture, aménagement de combles, remplacement des menuiseries. C’est aussi la solution la plus protectrice lorsque l’on fait appel à une entreprise que l’on ne connaît pas encore.


Le prêt personnel pour financer des travaux

Le prêt personnel est un crédit à la consommation non affecté. Vous n’avez pas à justifier de l’usage des fonds, ce qui le rend pratique dans plusieurs situations :

  • Vous réalisez les travaux vous-même et achetez des matériaux dans plusieurs magasins, sans devis unique.
  • Le projet combine plusieurs postes : travaux, mobilier, électroménager, décoration.
  • Vous voulez garder de la souplesse pour ajuster le projet en cours de route.

La contrepartie est un taux généralement un peu plus élevé que celui d’un crédit affecté et l’absence de lien juridique avec les travaux. Si l’entreprise fait défaut, le prêt reste dû. Comme pour tout crédit, comparez le TAEG et le coût total plutôt que la seule mensualité.

Pour les petits montants, le coût est proportionnellement plus élevé. Du 1er octobre au 31 décembre 2026, le taux d’usure, qui est le plafond légal du TAEG, s’établit ainsi :

Montant empruntéPlafond légal du TAEG
Jusqu’à 3 000 €23,60 %
De 3 000 € à 6 000 €15,76 %
Au-delà de 6 000 €8,56 %

Pour un petit budget de travaux, il est donc souvent préférable de regrouper les dépenses en un seul financement plutôt que de multiplier les petits crédits.


Financer des travaux avec un prêt immobilier

Le prêt immobilier peut financer des travaux dans deux situations principales.

Travaux associés à un achat

Si vous achetez un logement à rénover, le coût des travaux peut être intégré directement dans le crédit immobilier. C’est généralement la solution la plus économique : vous bénéficiez d’un taux immobilier, nettement plus bas qu’un crédit à la consommation, et d’une durée longue qui limite la mensualité. Les banques demandent alors des devis détaillés au moment de la demande de prêt, et les fonds sont débloqués au fur et à mesure de l’avancement du chantier, sur présentation des factures.

En octobre 2026, les taux immobiliers repartent à la hausse. Les courtiers observent des taux moyens autour de 3,35 % à 3,50 % sur 15 ans et de 3,50 % à 3,66 % sur 20 ans. Les meilleurs profils obtiennent environ 3,0 % à 3,2 % sur 20 ans.

Gros travaux sans achat

Pour des travaux importants, au-delà de 75 000 € ou lorsqu’une garantie hypothécaire est prise, le financement relève du régime du crédit immobilier. La durée peut alors être longue et le taux plus bas. En revanche, il faut prévoir :

  • des frais de garantie (caution ou hypothèque) ;
  • une assurance emprunteur ;
  • le délai de réflexion de 10 jours avant d’accepter l’offre ;
  • un délai global de traitement de plusieurs semaines.

La règle d’endettement maximal de 35 % des revenus, fixée par le Haut Conseil de stabilité financière, s’applique aux crédits immobiliers.

Attention au coût sur la durée

Un taux plus bas sur 15 ou 20 ans n’est pas forcément moins cher au total qu’un crédit travaux sur 5 ou 7 ans. La durée multiplie les intérêts. Pour un projet de taille moyenne, comparez toujours le coût total des deux options.


L’éco-prêt à taux zéro (éco-PTZ)

L’éco-PTZ est un prêt sans intérêts, accordé par les banques ayant signé une convention avec l’État, pour financer des travaux de rénovation énergétique. L’État prend en charge les intérêts à la place de l’emprunteur. Le dispositif est prolongé jusqu’au 31 décembre 2027.

Ses principales caractéristiques

  • Aucune condition de ressources. L’éco-PTZ est accessible quel que soit votre niveau de revenus. La banque vérifie en revanche votre capacité de remboursement, comme pour tout crédit.
  • Aucun intérêt : vous ne remboursez que le capital emprunté.
  • Pas de frais de dossier liés aux intérêts. D’éventuels frais d’assurance ou de garantie peuvent s’appliquer selon les banques.
  • Des travaux réalisés par des professionnels certifiés RGE (Reconnu garant de l’environnement).
  • Un logement achevé depuis plus de deux ans à la date du début des travaux, occupé à titre de résidence principale ou destiné à l’être.

Les montants en 2026

Type de travauxMontant maximumDurée maximale
Remplacement des fenêtres seul7 000 €15 ans
Une action de rénovation énergétique15 000 €15 ans
Deux actions25 000 €15 ans
Trois actions ou plus30 000 €15 ans
Rénovation de performance globale50 000 €20 ans
Assainissement non collectif10 000 €15 ans

Montants et durées en vigueur en 2026. Les conditions techniques précises des travaux éligibles sont définies par la réglementation.

Un éco-PTZ complémentaire peut être demandé dans les cinq ans qui suivent le premier, pour d’autres travaux, à condition que le total des deux prêts ne dépasse pas 50 000 € pour un même logement.

Comment l’obtenir

  1. Faire établir des devis par des entreprises certifiées RGE.
  2. Remplir le formulaire « devis » de l’éco-PTZ avec l’entreprise.
  3. Déposer la demande auprès d’une banque conventionnée avant le démarrage des travaux.
  4. Transmettre les factures après réalisation, dans le délai prévu (en général trois ans après l’octroi du prêt).

L’éco-PTZ est particulièrement intéressant pour financer le reste à charge après déduction des aides publiques.


Les aides publiques à la rénovation en 2026

Pour les travaux de rénovation énergétique et d’adaptation du logement, plusieurs aides peuvent réduire fortement le montant à financer. Les règles évoluent régulièrement. Il est indispensable de vérifier les conditions en vigueur au moment de votre projet, auprès d’un conseiller France Rénov’, le service public de la rénovation de l’habitat.

MaPrimeRénov’

MaPrimeRénov’ est l’aide principale de l’État pour la rénovation énergétique. Son montant dépend des revenus du ménage et de la nature des travaux. Le dispositif comprend deux volets principaux.

  • La rénovation d’ampleur. Elle concerne les projets globaux visant un gain d’au moins deux classes au diagnostic de performance énergétique (DPE). Elle impose un accompagnement par un professionnel agréé et, depuis 2026, un rendez-vous préalable avec un conseiller France Rénov’. Les logements les moins performants sont prioritaires.
  • L’aide par geste. Elle finance certains travaux isolés. Son périmètre s’est nettement réduit en 2026 : plusieurs familles de travaux, dont l’isolation, en ont été retirées au 1er septembre 2026.

Ces évolutions rendent la vérification préalable indispensable. Un projet éligible l’an dernier ne l’est plus forcément aujourd’hui.

Les certificats d’économies d’énergie (CEE)

Les fournisseurs d’énergie ont l’obligation de financer des économies d’énergie. Ils versent des primes, appelées « primes énergie » ou « coups de pouce », pour certains travaux : isolation, remplacement de chauffage, rénovation globale. Ces primes sont accessibles à tous les ménages, avec des montants plus élevés pour les revenus modestes. La demande doit être faite avant la signature du devis.

La TVA à taux réduit

Les travaux réalisés par des professionnels dans des logements achevés depuis plus de deux ans bénéficient d’une TVA réduite :

  • 5,5 % pour les travaux de rénovation énergétique ;
  • 10 % pour les autres travaux d’amélioration, de transformation ou d’entretien.

Cet avantage s’applique directement sur la facture.

Les aides locales et spécifiques

  • Collectivités. Régions, départements et intercommunalités proposent parfois des aides complémentaires.
  • Adaptation du logement. Des dispositifs spécifiques financent l’adaptation à la perte d’autonomie ou au handicap.
  • Action Logement. Il propose, sous conditions, des aides et prêts aux salariés du secteur privé.

Le cumul des aides

MaPrimeRénov’, les primes CEE, l’éco-PTZ, la TVA réduite et les aides locales sont en principe cumulables, dans la limite d’un plafond global d’aides calculé selon les revenus du ménage. Le montage le plus courant est le suivant :

  1. les subventions réduisent le coût des travaux ;
  2. l’éco-PTZ finance le reste à charge sans intérêts ;
  3. un crédit travaux complète si nécessaire.

Les taux du crédit travaux en 2026

Le crédit travaux étant un crédit à la consommation, ses taux suivent ceux du marché du crédit conso. En 2026, pour un montant supérieur à 6 000 €, le taux effectif moyen des crédits à la consommation publié par la Banque de France tourne autour de 6,4 %. Les crédits travaux affectés se situent souvent un peu en dessous pour les bons profils.

MontantDuréeFourchette indicative du TAEGPlafond légal (4e trimestre 2026)
Moins de 3 000 €12 à 36 moisSouvent supérieur à 10 %23,60 %
3 000 € à 6 000 €24 à 48 moisEnviron 7 % à 12 %15,76 %
6 000 € à 20 000 €36 à 84 moisEnviron 4,5 % à 7 %8,56 %
Plus de 20 000 €60 à 120 moisEnviron 5 % à 7,5 %8,56 %

Fourchettes indicatives observées en 2026. Ces taux ne constituent pas une offre. Le taux proposé dépend de votre profil.

Certaines banques et organismes proposent des taux préférentiels pour les travaux de rénovation énergétique, en complément ou en alternative à l’éco-PTZ. Ces offres sont souvent conditionnées à l’intervention d’un artisan RGE ou à un type de travaux précis.


Exemples chiffrés de mensualités

Les simulations ci-dessous sont des calculs indicatifs à taux fixe, sans frais de dossier ni assurance facultative. Les taux utilisés sont cohérents avec les repères de marché de 2026. Ces exemples ne constituent pas une offre de crédit.

Crédit travaux affecté

ProjetMontantDuréeTaux débiteur fixeTAEG fixeMensualitéCoût total du créditMontant total dû
Rénovation de salle de bains8 000 €48 mois7,50 %7,76 %193,43 €1 284,70 €9 284,70 €
Cuisine équipée et sol15 000 €60 mois5,50 %5,64 %286,52 €2 191,05 €17 191,05 €
Aménagement de combles30 000 €84 mois6,20 %6,38 %441,14 €7 055,65 €37 055,65 €

Exemple représentatif : pour un crédit travaux affecté de 15 000 € sur 60 mois au taux débiteur fixe de 5,50 %, vous remboursez 60 mensualités de 286,52 €. TAEG fixe : 5,64 %. Montant total dû : 17 191,05 €. Coût total du crédit : 2 191,05 €, sans frais de dossier. Assurance facultative non incluse. Exemple fourni à titre d’illustration, ne constituant pas une offre.

Rénovation énergétique : éco-PTZ ou crédit travaux ?

Prenons un projet de rénovation énergétique qui laisse un reste à charge de 25 000 € après déduction des aides.

SolutionDuréeTauxMensualitéCoût des intérêtsMontant total remboursé
Éco-PTZ15 ans0 %138,89 €0 €25 000 €
Crédit travaux classique10 ans6,50 %283,87 €9 064,39 €34 064,39 €

Lecture. Sur ce projet, l’éco-PTZ permet d’économiser plus de 9 000 € d’intérêts, avec une mensualité deux fois plus faible. C’est pourquoi il est essentiel de vérifier l’éligibilité des travaux et de faire appel à des entreprises RGE avant de signer un devis. En contrepartie, la durée est plus longue et les conditions techniques sont strictes.

Exemple de montage complet

Un ménage aux revenus intermédiaires remplace une chaudière au fioul par une pompe à chaleur et isole les murs par l’extérieur, dans le cadre d’une rénovation d’ampleur. Le montage pourrait être le suivant (montants illustratifs, à vérifier selon les barèmes en vigueur) :

PosteMontant
Coût total des travaux TTC (TVA 5,5 %)45 000 €
MaPrimeRénov’ (rénovation d’ampleur)− 15 000 €
Prime CEE− 3 000 €
Reste à charge27 000 €
Éco-PTZ sur 20 ans27 000 € à rembourser, soit environ 112,50 € par mois

Dans ce scénario, le ménage finance une rénovation de 45 000 € avec une mensualité d’environ 112 €, sans intérêts. Les économies d’énergie viennent en plus réduire les factures de chauffage. Les montants réels dépendent des revenus, du logement, des travaux retenus et des barèmes en vigueur au moment du dépôt.


Les profils qui obtiennent le plus facilement un financement

Les critères examinés pour un crédit travaux sont proches de ceux de tout crédit à la consommation. Aucun profil n’est assuré d’obtenir un financement : chaque dossier est étudié individuellement.

  • La stabilité des revenus. Les salariés en CDI hors période d’essai, les fonctionnaires et les retraités sont les profils les plus recherchés. Les indépendants doivent justifier de plusieurs années de revenus réguliers.
  • Un taux d’endettement raisonnable après le nouveau crédit, et surtout un reste à vivre suffisant une fois toutes les charges payées.
  • Une gestion de compte saine : pas de découvert permanent ni de rejets de prélèvement sur les derniers mois.
  • L’absence d’inscription au FICP, le fichier des incidents de remboursement tenu par la Banque de France.
  • Le statut de propriétaire, qui n’est pas obligatoire pour un crédit travaux mais rassure le prêteur et ouvre l’accès à l’éco-PTZ et aux aides.
  • Un projet bien documenté : devis détaillés, entreprises identifiables, calendrier réaliste.

Mythes et réalités sur le financement des travaux

Mythe : « L’éco-PTZ est réservé aux ménages modestes. »
Réalité : l’éco-PTZ n’est soumis à aucune condition de ressources. Il est accessible à tous les propriétaires, sous réserve de l’éligibilité des travaux et de l’accord de la banque.

Mythe : « On peut demander les aides après avoir signé le devis. »
Réalité : pour MaPrimeRénov’ comme pour les primes CEE, la demande doit généralement être faite avant la signature du devis ou le démarrage des travaux. Une demande tardive peut faire perdre l’aide.

Mythe : « N’importe quel artisan permet d’obtenir les aides. »
Réalité : la plupart des aides à la rénovation énergétique et l’éco-PTZ exigent des entreprises certifiées RGE. Vérifiez la certification avant de signer.

Mythe : « Un prêt personnel et un crédit travaux, c’est la même chose. »
Réalité : le crédit travaux est affecté. Il est lié aux travaux et annulé si ceux-ci ne sont pas réalisés. Le prêt personnel ne l’est pas, et il reste dû même si l’entreprise fait défaut.

Mythe : « Financer des travaux sur 20 ans est toujours plus avantageux. »
Réalité : une durée longue réduit la mensualité mais augmente le coût total, sauf pour un prêt à taux zéro.

Mythe : « Les aides couvrent la totalité des travaux. »
Réalité : sauf exception, les aides couvrent une partie du coût, plafonnée selon les revenus. Un reste à charge subsiste presque toujours.


Les erreurs fréquentes à éviter

  • Signer le devis avant de déposer les demandes d’aides. C’est l’erreur la plus coûteuse : elle peut faire perdre plusieurs milliers d’euros de subventions.
  • Choisir une entreprise non certifiée RGE pour des travaux de rénovation énergétique, ce qui ferme l’accès aux aides et à l’éco-PTZ.
  • Sous-estimer le budget. Les chantiers réservent souvent des surprises. Prévoyez une marge de 10 à 15 %, surtout dans l’ancien.
  • Financer des travaux importants avec un crédit renouvelable, dont les taux sont beaucoup plus élevés.
  • Ne pas comparer le coût total. Une mensualité basse sur une longue durée peut cacher un coût d’intérêts élevé.
  • Payer l’intégralité des travaux avant leur réalisation. Un acompte raisonnable est normal ; un paiement total d’avance expose à un risque en cas de défaillance de l’entreprise.
  • Se laisser démarcher. Les démarchages téléphoniques et à domicile promettant des travaux « gratuits » ou financés à 100 % par l’État sont souvent des arnaques. Le démarchage téléphonique pour la rénovation énergétique est interdit.
  • Négliger l’assurance de l’entreprise. Vérifiez l’assurance décennale de l’artisan pour les travaux concernés.

Conseils pour financer vos travaux dans de bonnes conditions

Avant de demander des devis

  • Faites le point avec un conseiller France Rénov’ pour tout projet de rénovation énergétique. Le service public est gratuit et indépendant.
  • Définissez vos priorités : pour la performance énergétique, l’isolation et la ventilation passent généralement avant le changement de chauffage.
  • Évaluez votre budget mensuel disponible pour un éventuel crédit, en gardant une marge pour les imprévus.

Au moment des devis

  • Demandez plusieurs devis détaillés et comparez les prestations, pas seulement les prix.
  • Vérifiez la certification RGE et l’assurance décennale des entreprises.
  • Déposez vos demandes d’aides avant de signer.

Pour le financement

  • Commencez par les aides et l’éco-PTZ, puis complétez si nécessaire par un crédit travaux.
  • Préférez un crédit affecté pour bénéficier de la protection juridique liée aux travaux.
  • Comparez les offres sur la base du TAEG et du coût total.
  • Prévoyez des déblocages de fonds alignés sur l’avancement du chantier pour les projets importants.

Après les travaux

  • Conservez toutes les factures : elles sont nécessaires pour les aides, l’éco-PTZ et une éventuelle revente.
  • Faites réaliser un nouveau DPE après une rénovation importante. Un meilleur classement valorise votre bien.

Les étapes d’un projet de travaux bien financé

  1. Définir le projet : nature des travaux, priorités et budget global estimé.
  2. Se renseigner sur les aides auprès d’un conseiller France Rénov’ pour les travaux énergétiques.
  3. Demander des devis à des entreprises qualifiées, certifiées RGE si nécessaire.
  4. Déposer les demandes d’aides avant la signature des devis : MaPrimeRénov’, primes CEE, aides locales.
  5. Calculer le reste à charge et choisir la solution de financement : éco-PTZ, crédit travaux, prêt personnel ou prêt immobilier.
  6. Comparer les offres de crédit sur la base du TAEG, du coût total et des conditions de déblocage des fonds.
  7. Signer le financement et respecter les délais légaux : 14 jours de rétractation pour un crédit à la consommation, 10 jours de réflexion pour un crédit immobilier.
  8. Réaliser les travaux et payer les entreprises selon l’avancement, puis transmettre les factures aux organismes concernés.

En résumé : bien financer ses travaux en 2026

Financer des travaux en 2026, c’est d’abord choisir la bonne combinaison de solutions :

  • Pour la rénovation énergétique, les aides publiques et l’éco-PTZ doivent être explorés en priorité. Ils peuvent réduire très fortement le coût du projet et supprimer les intérêts sur le reste à charge. Les règles de MaPrimeRénov’ ont cependant beaucoup évolué en 2026 : une vérification préalable est indispensable.
  • Pour les travaux classiques, le crédit travaux affecté offre un bon équilibre entre taux et protection.
  • Pour un projet très important ou associé à un achat, le prêt immobilier reste la solution la moins chère en taux, à condition de comparer le coût total sur la durée.

Dans tous les cas, trois réflexes font la différence :

  • déposer les demandes d’aides avant de signer un devis ;
  • choisir des entreprises qualifiées et assurées ;
  • comparer les financements sur la base du TAEG et du coût total.

Les taux présentés dans ce guide sont des repères. Seule l’étude de votre dossier permet de connaître les conditions qui vous seront proposées.

Préparer le financement de vos travaux ? Rassemblez vos devis, calculez votre reste à charge après aides et comparez plusieurs solutions sur la base du TAEG et du coût total.
Offres soumises à acceptation selon profil.


Questions fréquentes

Quel est le taux d’un crédit travaux en 2026 ?
Pour un montant supérieur à 6 000 €, les crédits travaux se situent généralement entre environ 4,5 % et 7,5 % de TAEG selon le montant, la durée et le profil. Le plafond légal est de 8,56 % au 4e trimestre 2026.

Quel est le montant maximum de l’éco-PTZ ?
Jusqu’à 50 000 € sur 20 ans pour une rénovation de performance globale. Pour des travaux ponctuels, le plafond va de 7 000 € à 30 000 € selon le nombre d’actions, sur 15 ans.

L’éco-PTZ est-il soumis à des conditions de revenus ?
Non. Il est accessible à tous les propriétaires, sous réserve de l’éligibilité des travaux, du recours à des entreprises RGE et de l’accord de la banque.

Peut-on cumuler l’éco-PTZ et MaPrimeRénov’ ?
Oui. Le cumul est possible, et l’éco-PTZ sert souvent à financer le reste à charge après déduction de MaPrimeRénov’ et des primes CEE.

Faut-il un devis pour obtenir un crédit travaux ?
Oui, pour un crédit travaux affecté. Pour un prêt personnel, aucun justificatif d’usage n’est demandé.

Que se passe-t-il si les travaux ne sont pas réalisés ?
Avec un crédit travaux affecté, le crédit est annulé si le contrat de travaux l’est. Avec un prêt personnel, le prêt reste dû.


Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.

Offres soumises à acceptation selon profil. Les taux et montants mentionnés sur cette page sont des repères de marché ou des exemples de calcul. Ils ne constituent pas une offre de crédit. Le taux qui vous sera proposé dépend de votre situation personnelle et de la politique de chaque établissement. Les montants des aides publiques sont donnés à titre indicatif et dépendent des barèmes en vigueur, de vos revenus et de votre projet.

Ce site est un média éditorial et comparatif. Il n’est ni une banque, ni un établissement de crédit, ni un courtier, et n’accorde aucun prêt.

Crédit immobilier : l’emprunteur dispose d’un délai de réflexion de dix jours avant d’accepter l’offre de prêt. Aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d’un particulier avant l’obtention d’un ou plusieurs prêts d’argent.

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